Pour visiter les sites mayas de la région du Petén, la plupart des touristes choisissent de rester sur l'île de Flores. Nous avons préféré nous baser à El Remate, village plus tranquille et plus proche de Tikal et Yaxhá. On a pris un vol intérieur de Ciudad Guatemala le mercredi 12 février à 6 h du matin pour l'aéroport de Flores afin d'éviter 11 h de voiture et perdre une journée. On a ainsi pu visiter Yaxhá en fin d'après-midi et voir le coucher de soleil sur la lagune voisine.
Suite à un petit souci de surbooking à Alice Guesthouse, nous avons dû être logés les deux premières nuits dans une spacieuse cabane triple de l'hôtel Mon Ami tenu par Santiago, un Français qui vit au Guatemala depuis 1977 et n'hésite pas à partager ses connaissances. L'ensemble est vieillissant et rustique, ça sent l'humidité car c'est juste au bord du lac et la cuisine n'est pas top, mais l'ambiance est cool, la grande terrasse et le jardin sont agréables et il y a un arrêt juste en face pour prendre un colectivo pour Flores. Un joli ponton privé permet aussi de se baigner mais il était inondé lors de notre séjour.
Située en hauteur non loin de l'hôtel Mon Ami, Alice Guesthouse est un lieu est magique au coeur de la nature, idéal pour se reposer tout en profitant d'une délicieuse cuisine. On peut entendre les singes hurleurs et admirer les écureuils qui se baladent dans les arbres alentours. Le cadre est magnifique et les propriétaires, Nathalie et Dimitri, accueillants et disponibles.
Pas facile d'accès (11 km de piste qui secouent bien) et peu fréquentée, Yaxhá est une fabuleuse cité maya perdue au fond de la forêt tropicale où il est possible de grimper sur les pyramides et d'admirer le coucher de soleil sur la lagune du temple Las Manos Rojas (n° 216) en écoutant un concert des singes hurleurs. Magique ! Pour notre premier site archéologique maya au Guatemala, nous avons eu beaucoup de chance car en plus de cette communion avec la nature et d'un exceptionnel coucher de soleil, nous avons pu voir la lune se lever en traversant la lagune la nuit tombée.

Nous avons réservé cette visite guidée auprès d'Alice Guesthouse qui a un partenariat avec une agence de Flores. Un minibus venant de Flores est donc venu nous chercher sur la route au bord du lac, près de l'hôtel Mon Ami en tout début d'après-midi et nous a amenés jusqu'au bord de la lagune de Yaxhá où il faut alors prendre une lancha qui nous dépose au pied de l'escalier menant à l'Acropole sud. C'était bien organisé et plutôt sympa. Coût = 250 Q par personne : 170 Q payés en espèces à la guesthouse plus 80 Q l'entrée sur le site.

Tikal, une merveille pour les yeux, un supplice pour les jambes avec ses kilomètres de marche (heureusement ombragés car dans la forêt) et tous ses temples et pyramides sur lesquels on grimpe ici par d'interminables escaliers en bois pour éviter d'abîmer les pierres. Mais la vue en haut est extraordinaire avec un panorama unique sur la jungle et les autres monuments. C'est le site le plus étendu et l'un des plus impressionnants d'Amérique centrale. Pas vu par contre beaucoup d'animaux dans le parc à part coatis et petits lézards.

La petite île de Flores, posée sur le lac Petén Itzá et située à environ 1 h de colectivo de notre hébergement d'El Remate méritait bien une petite balade. Une fois arrivés, nous avons été accueillis par une belle averse tropicale mais soleil et chaleur sont très vite revenus. Il a beaucoup plu dans la région ces derniers mois et les rives sont inondées. Ambiance plutôt cool dans les ruelles aux maisons colorées de ce village touristique construit sur une ancienne cité maya et relié à la terre ferme par une chaussée artificielle. Nous avons ensuite pris une lancha publique pour aller jeter un coup d'oeil à San Miguel, paisible et typique petit village de l’autre côté du lac offrant une jolie vue sur Flores.

Pour retourner à El Remate, un tuk-tuk permet de sortir de l'île de Flores pour aller à Santa Elena, près du marché d'où partent les colectivos (sur la 4a Avenida). Là, il faut patienter un peu le temps que le colectivo se remplisse et on en profite pour observer le bruyant ballet des vendeuses ambulantes qui interpellent les voyageurs. On a même eu droit à un petit prêche gratuit dans le colectivo juste avant notre départ, la religion tenant une place très importante au Guatemala où il y a beaucoup d'organisations évangéliques.


