La petite et paisible île de Siquijor, 4ème et dernière étape avant notre retour à Manille puis à Paris, est connue pour ses guérisseurs et ses légendes et possède un charme certain. Entre jungle et littoral, on y découvre entre autres de jolies cascades turquoise, la vieille église et le couvent de Lazi et quelques belles plage permettant de nager avec plein de poissons tropicaux (et des tortues si l'on a un peu de chance) grâce à plusieurs "Marine Sanctuaries". Parfait pour quelques jours de détente !
L'île étant toute petite, elle ne possède pas d'aéroport et on vient donc en ferry (env 1 h 30 depuis Bohol avec Ocean Jet). La mer était très calme et le trajet s'est donc bien passé. A l'arrivée, il faut récupérer sur le quai les bagages qui ont fait le voyage juste protégés par une bâche à l'arrière du bateau.
Le premier jour, nous avons emprunté les jolies routes de l'île en compagnie de Bruno, un Français (repéré sur un groupe Facebook) qui vit à Siquijor depuis 6 ans et qui propose de guider les touristes sur une journée dans son Zuzuki pick-up orange bien repérable pour découvrir les principaux sites de l'île. Nous avons tout d'abord jeté un coup d'oeil au Old Enchanted Baletre Tree, un banyan vieux de 400 ans environ, pour poursuivre avec les superbes cascades turquoise de Cambugahay puis la jolie église et le couvent de Lazi. A midi, pause déjeuner au Lucienne's Inn Restobar, le restaurant tenu par la femme philippine de Bruno, Nora, où nous nous sommes régalés puis direction la petite plage de Salagdoong, plutôt sympa avec son rocher posé sur l'eau mais un peu trop prisée des touristes à notre goût. Bruno nous a donc emmenés ensuite à une plage plus sauvage et déserte. Au retour, petit arrêt pour acheter des fruits, bananes et mangues sont délicieuses.
L'église de Lazi (ou San Isidro Labrador) est une église catholique romaine située dans la municipalité de Lazi remontant au 19ème siècle (1884). L'église présente une architecture impressionnante avec ses murs en corail taillés à la main et son intérieur orné d'art religieux. Elle est également connue pour son grand couvent (42 m sur 38 m) situé juste en face, également fait avec des pierres coralliennes et du bois dur, sa construction ayant commencé en 1887 pour s'achever en 1891. Il abrite aujourd’hui le musée du patrimoine de Siquijor, avec une collection de reliques et d’objets d’église.
Merveilleuse journée détente comme on les aime pour notre second jour à Siquijor, commencée dès 7 h 30 du matin par un petit tour sur la plage à marée basse pour observer la vie locale, sous un ciel bleu resplendissant. Quelques brasses plus tard (seule dans la grande piscine de l'hôtel), et nous voilà partis faire du snorkeling dans le Tubod Marine Sanctuary sur une belle plage de sable blanc. C'est ici que nous avons vu le plus de poissons tropicaux différents, le top.
Tubod Marine Sanctuary
De la route principale (Circumferential Road), non loin du Coco Grove Resort, un petit chemin signalé par un panneau mène à l'entrée du sanctuaire où il faut payer une modique somme si on souhaite faire du snorkeling (l'accès à la plage est libre) et où il est possible de louer du matériel et de laisser ses affaires dans des casiers en toute sécurité semble-t-il, ce que nous avons fait. Bien pratique...
Le récif corallien du Tubod Marine Sanctuary est considéré comme le plus beau et le plus préservé de l’île de Siquijor. A quelques mètres de la plage, les palmes n'étant pas vraiment nécessaires si on nage bien, on peut découvrir une myriade de coraux, de poissons tropicaux et parfois avec un peu de chance des tortues, dans une eau chaude, turquoise et cristalline. Splendide ! Les heureux clients du Coco Grove Beach Resort, situé le long de la plage, ont quant à eux un accès direct au spot.
Après la séance snorkeling et un moment de détente sur la plage, déjeuner sur la terrasse avec vue sur mer du très bon Sunset restaurant voisin puis retour au Salamangka Resort où le personnel préparait la soirée spéciale Saint Valentin : apéro au bord de la piscine avec un saxophoniste qui a joué pendant 2 h et menu exceptionnel. Très chouette...
Pour notre dernier jour à Siquijor, direction la jolie plage de Paliton, située à 12 km de notre resort. A l'arrivée, comme souvent, l'accès est payant. Quelques boutiques de souvenirs sont installées sur le petit chemin de terre menant à la plage (fréquentée aussi bien par les locaux que par les touristes) où un chien nous accueille. Siquijor est l'île des guérisseurs et de la sorcellerie, d'où les t-shirts "mystic island". Le long de la plage, sur un chemin à l'ombre, il y a des tables à louer et plein de petites gargotes proposant de la seafood mais, prudents, nous avons préféré opter pour une pizza. L'eau de la mer est très chaude, le soleil tape fort et l'ombre se fait rare mais on ne va quand même pas se plaindre... D'autant plus que le soir, on a terminé par deux cocktails les pieds dans le sable face au coucher de soleil. Siquijor, on a adoré !
Notre hôtel à Siquijor
Pour ces derniers jours aux Philippines, on s'est fait plaisir en s'offrant 4 nuits dans une belle suite du Salamangka Resort, hôtel à taille humaine situé en bord de plage et possédant une énorme piscine (dont l'eau est bien chaude) et un centre de plongée. Que du bonheur...
Ferry Siquijor-Dumaguete
Le lundi 16 février, nous avons pris un ferry Ocean Jet à 10 h 30 pour rejoindre en 40 mn l'île de Negros située en face de Siquijor et la ville côtière de Dumaguete, qui compte 135 000 habitants et possède un aéroport permettant de rejoindre Manille. Et prendre un ferry ici n'est pas une mince affaire, pas moins de 4 guichets : il faut d'abord présenter son billet électronique au centre d'information situé à l'entrée du port pour obtenir le droit d'entrer contre 50 pesos (0,75 €) de taxe par personne. Puis une fois parcourus les 200 m menant au terminal, il faut de nouveau payer 14 pesos (20 centimes) pour pouvoir entrer. Là, contrôle sécurité des bagages puis direction le guichet où les places assises sont attribuées. On peut alors enregistrer nos deux sacs à un autre guichet contre nouveau paiement de 110 pesos (1,60 €) et on se retrouve avec tout un tas de tickets dans les mains.
Notre vol pour Manille ne décollant qu'à 16 h 15, nous nous sommes posés avec tous nos sacs dans un très bon restaurant de Dumaguete, le Casablanca, situé à 650 m du port. Curiosité de ce beau restaurant, le bureau annexe du maire. Une pause gourmande bienvenue suivie d'un petit tour à pied digestif pour jeter un coup d'oeil à la cathédrale avant de grimper dans un tuk-tuk coloré bien poussif (200 pesos) direction l'aéroport, fort heureusement implanté à seulement 4 km du centre ville.